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Rapport d'évasion du Sgt William F. Koenig (matricule 19147442)
 

Le Sergent William F. Koenig a pris part au bombardement du pont ferroviaire entre Sartrouville et Maisons-Laffitte le 24 juin 1944. Son avion a été abattu  par la flak et s'est écrasé à Arnouville lès Mantes (Yvelines).

 

Voici la traduction française de l'histoire qu'il a raconté après son retour à Londres le 26 Août 1944:

 

 

"Touché par la Flak avant d’arriver sur la cible. Lorsque nous étions sur la cible, la Flak a endommagé la conduite d’huile. Nous avons largué nos bombes sur la cible. Ensuite, nous avons fait un virage à gauche et nous avons volé derrière l’escadrille. Le pilote a donné l’ordre de sauter. Deux sont partis vers la porte de la mitrailleuse. L’opérateur radio et moi-même avons essayé de retirer la mitrailleuse. J’ai sauté par la porte de la mitrailleuse après le photographe et l’opérateur radio. Le pilote était seul à bord lorsque j’ai quitté l’avion. J’ai vu un parachute de chaque côté. J’ai atterri à Goussonville (Sud de Mantes). Je me suis gravement foulé la cheville en atterrissant. Un jeune français a couru vers moi et m’a dit de courir. J’ai couru et le français a pris mon parachute. Je suis parti dans les bois où je suis resté pendant deux jours et deux nuits. Ma cheville avait beaucoup enflé. J’ai rampé jusqu’à la lisière du bois et j’ai vu un paysan qui travaillait sur une colline. Je me suis rendu dans une prairie située entre deux bois. Je suis resté allongé à la limite de la pâture pendant 2 heures, et ensuite, j’ai traversé une rivière pour me rendre dans un autre bois et j’ai observé le paysan. Ensuite, dans le courant de l’après-midi, j’ai approché le paysan et je lui ai demandé à manger et à boire. Il m’a fait assoir derrière un tas de foin et m’a amené son neveu (Marcel Daunay) qui parlait anglais. Il m’a demandé une pièce d’identité. Ensuite, la femme du paysan et une autre femme (Suzanne Nouhaud) et une fille sont venues avec de la nourriture. Ensuite, ils m’ont ramené dans les bois pour le reste de la journée. Le soir, il a commencé à pleuvoir. J’ai rampé dans le champ et je me suis glissé sous le foin. Ensuite, j’ai entendu quelqu’un siffler et le neveu du paysan ainsi qu’un français de petite taille sont venu me voir. Ce français m’a interrogé. Cet homme (Mr Beton ou Betton)* m’a fait monté sur une bicyclette et m’a emmené puis porté jusqu’à sa maison à Boinville en Mantois où se trouvait sa femme, son fils, sa fille et une évacuée (Mme Hauchet ou Huchet) de Mantes et un autre homme (un aviateur de la RAF, Thomas Moffit** qui était là depuis un mois). Il m’ont nourri et m’ont placé dans le grenier avec Moffit. Mme Hauchet a emmené Moffit à Mantes pour 2 jours pendant que je restais chez Mr Betton. Mr REICHE ou RICHE, FFI de Mantes est venu me voir (parle anglais, environ 5 pieds 3 pouces, corpulence moyenne, cheveux brun, grand front). Mr MENSEN, un FFI ami de RICHE est également venu nous garder. Un pharmacien de Mantes m’a amené des médicaments. Après deux semaines, un jeune homme (le fils du maire d’Arnouville) m’a amené une lettre de mon bombardier qui se trouvait à Arnouville avec le maire (PAUFITTE ?***) et un évadé canadien.

Le 20 Août, une patrouille américaine est venue à Goussonville. Moffit et moi avons revêtu des uniformes et nous nous sommes rendus en ville et avons vu le capitaine. Il nous a dit de rester là pour deux jours. Ensuite, le Lieutenant Giffhorn, un canadien d’Arnouville, un pilote de P47 et moi, nous nous sommes arrangés pour rentrer ensemble. Mais le 23 Août, Giffhorn est venu dans une jeep, nous a emmené Moffit et moi et nous sommes partis jusqu'au QG de la 106ème cavalerie. Ensuite, nous sommes partis à Laval et nous nous sommes rendus au QG de la IXème compagnie de l’armée de l’air. Le jour suivant, le capitaine Luria nous a donné des ordres et nous a emmenés à une piste d’aviation d’où nous nous sommes envolés le 25 Août vers le Royaume Uni et le 26 Août nous sommes arrivés au 63, Brook street.

Les FFI ont dit que lors du bombardement de Mantes, un tiers des 6 groupes de 6 bombardiers B26 ont systématiquement raté leur cible (un petit pont ferroviaire) et lorsque le pont sur la Seine a été bombardé, le premier groupe de B26 ont détruit le pont mais le second groupe a largué toutes les bombes sur la ville."

* Il s'agit de Mr Beton

** Il s'agit en fait de Thomas Moffett

*** Il s'agit en réalité de Paufique. La famille Paufique faisait partie du réseau libération nord

 

 

 

Sources:

 

Rapport d'évasion: http://media.nara.gov/nw/305270/EE-1146.pdf

 

Informations complémentaires:

 

http://www.b26.com/guestbook/2006.htm#Debra_Garries_1

http://www.francecrashes39-45.net/page_fiche_av.php?id=3425 

 

 
     

 

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